Un ancien storyboard de Toriyama dévoilé : un Sangoku alternatif imaginé dès les années 90
Trois planches oubliées viennent de refaire surface, et elles font l’effet d’un coup de poing! Akira Toriyama avait griffonné un Sangoku alternatif dès le milieu des années 90, bien avant que Dragon Ball GT n’arrive à la télé. Le document, montré par le musée de la Bande dessinée de Nagoya, agite déjà les fans, et pas qu’un peu.
Un ancien storyboard de Toriyama dévoilé : la trouvaille qui retourne les fans
Le conservateur Hiroshi Mizuno raconte que les pages dormaient depuis 1994 dans une enveloppe sans étiquette. Elles ont été ressorties pendant un inventaire informatisé lancé après la disparition du mangaka en 2024. Et le détail est presque trop beau : le carton était noté « Recettes pour le staff », donc personne n’y touchait.
Le choc vient surtout de l’énergie du trait. C’est nerveux, pressé, comme une pâte qu’on a trop travaillé et qui devient élastique sous les doigts. Ça sent la création brute, pas la version polie pour la vitrine.
Le storyboard inédit et ses trois pages “jaunies mais explosives”
Ces trois planches montrent un affrontement très court entre un Goku plus sombre et un Raditz réinventé. Le visage n’a pas le sourire facile, il y a un truc inquiet dans le regard, presque un écho de la culture “goth” des années 90. Un petit parfum de comics sombres, oui, ça surprend dans Dragon Ball!
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Sur une note griffonnée, il est écrit « Goku peut douter ». Sauf que Toriyama l’a barrée d’un grand trait rouge, comme si l’idée l’avait amusé cinq minutes avant de redevenir allergique au mélo. Cette rature, elle parle autant que le dessin.
Sangoku alternatif des années 90 : un design plus noir, plus humain
Première claque visuelle : pas de gi orange. Le héros porte une armure fine noire, très saiyan, et la queue est toujours là, bien visible, comme un rappel que l’ombre de l’Oozaru comptait encore dans la balance. Les cheveux tombent davantage, moins “piques victorieuses”, plus lourds, presque fatigués.
Ce n’est pas juste cosmétique. On lit dans les annotations une intention de voix plus grave, une attitude moins naïve. Un Goku qui ne saute pas vers le danger comme vers un bol de riz chaud, ça change tout, vraiment.
Pourquoi ce ton “tragique” collait à l’époque, et ce que ça aurait changé
Dans le Japon d’après la bulle économique, les héros plus tourmentés avaient le vent dans le dos. Entre le sérieux d’un Kenshin ou l’aura mélancolique qu’on retrouvera plus tard chez Spike Spiegel, l’époque aimait les fissures. Toriyama testait peut-être ce courant, juste pour voir si ça prenait.
Et si cette version avait vécu, certaines scènes auraient eu une autre saveur. L’arc Cell, par exemple, aurait pu devenir plus tendu, avec un sacrifice moins “évident”, moins propre. Un peu comme une pizza trop levée qui gonfle, gonfle… et là, d’un coup, elle retombe si on la brusque.
Le musée de Nagoya et Bird Studio : exposition, scans HD, et rumeur d’enchères
Pour l’instant, aucune vente n’est prévue, selon Bird Studio. Le plan, c’est plutôt l’exposition, avec une étape évoquée à Tokyo, puis une présence possible à Paris Manga & Sci-Fi Show. C’est malin, car voir l’encre et les corrections en vrai, ça ne se remplace pas.
Évidement, le marché s’en mêle déjà. Certains parlent d’une valeur qui pourrait grimper vers 300 000 € si un jour ça passait en enchères, même si ce genre d’estimation bouge vite, trop vite. Un jour c’est “collector”, le lendemain c’est “relique”.
Le détail qui fait sourire : la chope, la camaraderie, et un clin d’œil bavarois
Sur la troisième planche, un détail amuse les curateurs : Sangoku tient une chope. Probablement un symbole de camaraderie, un signe rapide, presque un gag visuel. Mais ça crée un pont inattendu avec cette culture du “after work” bière et anime, qui existe très fort en Europe aussi.
Et franchement, une chope dans Dragon Ball, ça a un goût de Gemütlichkeit, cette chaleur bavaroise un peu bruyante, un peu généreuse. Comme si, même dans une version plus sombre, il fallait garder un coin de table où on souffle. Ce petit détail rend le storyboard étrangement proche.
Pourquoi Toriyama a laissé ce Sangoku alternatif au fond d’un tiroir
Toriyama répétait une idée simple : Dragon Ball doit rester fun. En 1994, l’écosystème magazine et animation misait sur un lectorat jeune, et sur une énergie colorée, directe. Un héros trop mélancolique pouvait casser l’élan, comme une Margherita sans basilic, ça nourrit mais ça manque d’âme.
Il y avait aussi l’enjeu des produits dérivés. Les figurines, cartes et goodies vivaient du Goku aux yeux grands ouverts, toujours prêt à rire et à se battre. Le même visage tourné vers le néant, ça faisait peur aux équipes marketing, et elles n’avaient pas totalement tord.
Ce que ce storyboard change en 2025-2026 : héritage, “What If”, et nuances plus sombres
Depuis 2024, chaque archive retrouvée rallume une faim énorme chez les fans et les ayants droit. Shueisha évoque déjà un format “What If” basé sur ces pages, une sorte de dégustation parallèle. Pas canon, mais irrésistible, comme sentir un houblon rare avant de choisir la bière.
Et l’influence peut être plus subtile : les créateurs actuels peuvent piocher une tonalité plus mature, sans trahir l’esprit. On a bien vu des validations posthumes et des évolutions de design dans la franchise, donc pourquoi pas un Goku plus “charcoal”, plus dense. Le scan HD annoncé pour l’automne promet déjà des heures de zoom maladif sur chaque trait!
Au fond, ces routes abandonnées racontent l’œuvre autant que la route principale. Elles donnent envie de rouvrir le manga, de retomber sur Freezer, sur les silences rares, sur les colères brèves. Et de comprendre, enfin, ce que Toriyama a volontairement laissé hors du four.
À 38 ans, je suis une geek assumée et passionnée. Mon univers gravite autour des comics, des dernières séries culte et de tout ce qui fait vibrer la pop culture. Sur ce blog, je vous ouvre les portes de mon ‘repaire’ pour partager mes coups de cœur, mes analyses et ma vie de collectionneuse
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